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10 mars 2013

Glen Mhor 28yo 1976/2005, OB - Rare Malts Selection, 51,9%

Glen Mhor 28yo 1976/2005, OB - Rare Malts Selection, 51,9%.
B. 04/2005, Bourbon and Sherry casks.


Goûté blind.

Nez : très complexe dès le premier nez. Craie, pommes, terre légère, fine fumée, coquillages. Un peu fermier. Chien mouillé. A l'aération ce sont les notes terreuses, fumées et fermières qui prennent le dessus. Autour de cela on a du gingembre, du bois et des épices, des céréales, de la paille, des feuilles vertes.
Bouche : belle attaque fruitée (mirabelles, pommes) et poivrée. Puis retour des notes de terre, de fumée, un peu salées. Peut-être une tourbe terrestre, sèche. Amandes, noisettes. L'ensemble fait assez Talisker. Jolie texture épaisse. Puissant juste comme il faut.
Finale : fumée, boisée, sèche.

Le nez est complexe et joli mais le morceau de choix est clairement le palais. Vraiment sympa.

90

4 janvier 2013

Glen Albyn 26yo 1975/2002, OB - Rare Malts Selection, 54,8%

Glen Albyn 26yo 1975/2002, OB - Rare Malts Selection, 54,8%.
B. 05/2002, 6 000 bouteilles.


Goûté blind.

Nez : un combo tourbe/fumé, herbes sèches, cire, malt, de légers embruns et un peu de citron. Du sherry également : moka, fruits rouges, noisettes, amandes. Beau et fondu, un peu vieux, patiné, mais plus dans le sens de "noble" que "fatigué". Belle complexité.
Bouche : belle tourbe épicée. La texture est huileuse. Vieux bois amer juste comme il faut. Assez puissant, encore une fois tout cela est très fondu. Poivre, menthe, épices.
Finale : plutôt longue, fumée. Caramel.

Un whisky pas facile à démêler, fondu. Du coffre, une certaine prestance. Vraiment sympa.

88

18 octobre 2012

Millburn 35yo 1969/2005, OB Rare Malts

Millburn 35yo 1969/2005, OB Rare Malts, 51,2%.
B. 04/2005.


Cela commence sur un nez très fruité, avec des ananas et des pêches. Egalement fermier, herbacé, terreux. De la cire de bougie, une très légère tourbe sèche. Avec de l'eau, ce nez est moins agressif, plus expressif, avec des notes minérales.
L'attaque est tourbée, épicée, boisée et un peu amère. Dans la continuité du nez, la bouche est fermière, terreuse, sèche, avec de la banane qui s'ajoute. Ici aussi l'eau améliore l'ensemble et fait ressortir des pommes.
La finale est longue mais amère, sèche, fumée.

Un peu trop boisé à mon goût, mais une certaine classe malgré tout.

Deuxième dégustation le 2 février 2013.
Je ne retrouve pas ce bois qui m'avait dérangé. Belles notes fermières, l'ensemble n'est pas franchement facile, mais cela ne l'empêche pas d'être réussi. Ce serait plus 88 voire 89 maintenant.

87

5 juillet 2012

Banff 21yo 1982/2004, OB - Rare Malts Selection

Banff 21yo 1982/2004, OB - Rare Malts Selection, 57,1%.

Nez : beurre rance. Fermier, fruité (citrons confits entre autres), herbal et floral. Chocolat blanc, noisettes. Complexe et classieux.
Bouche : fumée, avec de la paille, des agrumes, de légers fruits à coques. Amandes et nougat, un peu de fraises. Encore une fois, de la complexité et de la prestance.
Finale : longue et un peu fumée, avec des pommes et du marshmallow.

91

7 novembre 2011

Port Ellen 22yo 1978/2000, OB - Rare Malts Selection, 60,5%.
B. 10/2000, 4 480 bouteilles.


Nez : aucune agressivité ici, une douceur florale de pot pourri étonnante. La tourbe est discrète, végétale et sèche. Un peu de charbon de bois, une belle influence maritime (embruns). Des fruits également : pêches, abricots. Des notes plus austères, fermières, et un peu de caoutchouc.
Ensemble un peu "sale", je trouve que les saveurs ne sont pas nettes et se marchent un peu dessus.
Bouche : épaisse, l'attaque est sur une tourbe puissante, et des fruits, agrumes et autres fruits du sud. Herbes et autres végétaux associés, des céréales grillées. On trouve aussi des notes qu'on n'ose pas qualifier de bonbonneuses, mais aussi quelques sorties amères (café) et toujours cet aspect fermier. Beaucoup de corps, nettement mieux que le nez.
Final : long et fumé, tourbé, un peu viandeux, mais aussi une certaine fraîcheur.

Très complexe c'est certain, et la bouche est superbe. Nez un peu en retrait.
Essayons un peu d'eau.

Nez : pff ... mieux ! Les notes fermières et terreuses sont exacerbées tout en restant d'une sublime finesse. La tourbe reste en arrière plan, elle est superbe de finesse elle-aussi, et devient un peu épicée, citronnée.
Bouche : une amélioration ici aussi, mais de manière moins marquée que le nez. On a plus de fruits, des agrumes toujours, plus expressifs encore. Délicat boisé.
Final : la fraîcheur entr'aperçue au nez se transforme en agrumes clairement définis.

C'était nettement supérieur avec de l'eau, on partait de 60% ... rajoutons-en une goutte ou deux !

Nez : rho ça devient de la tuerie ce machin ! La tourbe passe devant maintenant, parfaite, accompagnée d'un peu de menthe. Mais merde ça sort d'où ça ? L'abricot est bien en vue également. Un petit poisson cru/fumé. Là, c'est du grand.
Bouche : des ... fraises ! Quelle évolution, quelle complexité !
Final : les fraises se retrouvent là, plus genre Tagada.

Sans eau, en première approche, c'était un whisky déséquilibré, le nez faisant pâle figure à côté du palais.
Avec de l'eau le nez est totalement transformé, non seulement au niveau des saveurs mais aussi et surtout au niveau de leur balance et de leur expressivité. La bouche est énorme quelque soit le niveau de dilution et son évolution est géniale.
Entre le premier nez, un peu difficile et exigeant, la très belle bouche et l'évolution de toute cela au fur et à mesure de la dilution, ce Port Ellen est un véritable voyage. Une sublime expérience maltesque.

95